Foire aux questions

5 janvier 2009

QUESTION : On a beaucoup parlé du fait que les sangliers sont en surnombre. Si les chasseurs les régulent, il parait difficile de nier leur fonction de régulation.

RÉPONSE : Que représente une telle régulation au regard des 20 millions d'animaux injectés ? Les sangliers sont l'arbre qui cache la foret : celui qui allume ici un brasier pour éteindre là un feu de paille reste un pyromane. Et d'autres solutions plus humaines que la mise à mort existent, comme le déplacement de populations en excès. En outre, les chasseurs sont les principaux responsables de l'augmentation des populations de sangliers : ils les ont élevés massivement en les croisant avec des truies, pour les rendre plus prolifiques. C'est ce qu'on a appelé les "cochongliers".

QUESTION : L'élevage de sangliers n'a-t-il pas été interdit ?

RÉPONSE : C'est ce qu'on croit souvent, mais il existe toujours, comme on peut le constater à la lecture de la page internet du SNPGC notamment. Cette pratique a pourtant occasionné les problèmes de surpopulation dont on a parlé. En outre, d'autres pratiques comme l'agrainage (nourrissage des sangliers, souvent pour la seule fin d'avoir un « terrain giboyeux ») sont courantes et contribuent grandement à la surpopulation des sangliers.

QUESTION : Les lâchers ne permettent-ils pas de repeupler les forets dont les populations animales sont déclinantes ?

RÉPONSE : Il ne s'agit pas de repeuplement. Selon les sources, entre 70 % et 90%1 des animaux relâchés, incapables de survivre dans la nature, meurent pour des causes diverses extérieures à la chasse : faim, prédateurs. 2% des perdrix lâchées survivent. 15% de lièvres. Conséquence : faute de repeuplement, les chasseurs tirent souvent au sortir des caisses, le jour même2. 97% des faisans relâchés sont tirés immédiatement en Sologne3.

QUESTION : Les animaux lâchés ne favorisent-ils pas la présence des prédateurs, nécessaires aux écosystèmes ?

RÉPONSE : Au contraire. Les chasseurs n'apprécient pas la concurrence des prédateurs qui s'attaquent aux proies faciles qu'ils ont relâchées. Aussi font-ils en sorte qu'ils soient classés "nuisibles" : renards, fouines, belettes, entre autres, sont systématiquement éliminés.

Références

  1. D'après la société de chasse de Simandres, dans le Rhône (Le Progrès, 4 octobre 1987). 80% de perte selon la Fédération départementale de chasse du Var (En pays varois, 16 juin 1994).
  2. Var Matin, 12 septembre 1992, La Voix de l'Aisne, 16 octobre 1991.
  3. Le Journal de la Sologne, octobre 1992.